Hôtel Ibis
Tél +212_(0)524 479 280
Riad Kalaa
Tél +212_(0)537 202 028
Dar Meyssane
Tél +212_(0)661 066 666
Dar Zouhour
Tél +212_(0)537 706 897
Hôtel Mercure
Tél +212_(0)537 722 226
Villa Mandarine
Tél +212_(0)537 752 077
Riad el maâti
Tél +212_(0)537 725 716
Dar Alia
Tél +212_(0)661 221 470
Sofitel jardin des roses
Tél +212_(0)537 675 656
Golden Tulip
Tél +212_(0)537 237 400

Hotel Le Diwan

Tél +212_(0)537 262 727



 

 

 

 

 


 

 

Histoire

Histoire Rabat Salé

Si le Site est connu depuis l’Antiquité, l’histoire de Rabat Salé ne s’inscrit pas dans une  progression constante mais se caractérise par une alternance d’ombres et de lumières.

Les premières traces d’occupation humaine remontent au VIII° siècle avant JC. Au XII° siècle, Abd Al Mumin, fondateur de l’empire Almohade, construit une forteresse à l’embouchure du Bouregreg.

Son petit fils, Yacoub El Mansour, transforme le « camp de la victoire » ou Ribat al Fath, en une véritable cité, dominant mer et  vallée.Il y édifie  d’imposants remparts et entame la construction d’une mosquée grandiose,  jamais achevée, dont subsiste l’actuelle tour Hassan.

Au XIII° siècle, le souverain Mérinide Abou el Hassan, sort le site de sa léthargie en bâtissant un nouveau lieu saint sur les vestiges de Sala. Chellah devient le second témoin silencieux des soubresauts de l’histoire à Rabat.  Au XV° c’est l’essor du port de Salé-Rabat qui permet d’assurer le ravitaillement du pays, quand tous les autres ports marocains sont aux mains d’étrangers ! L’histoire des corsaires de Salé a fait couler beaucoup d’encre au XVII° siècle avec l’éphémère république des pirates du Bouregreg !

Chassés d’Espagne les musulmans Andalous donnent à « Salé-le-Neuf » son cachet définitif. En 1912, le Général  Lyautey entame les grands travaux qui vont moderniser la ville.  Par la volonté des souverains  Alaouites successifs qui ne cessent de bâtir et de l’embellir, Rabat est aujourd’hui  la capitale d’un des plus grands pays d’Afrique.

 

Histoire Essaouira

Tour à tour contée, illustrée chantée, filmée, la légende d’Essaouira s’est créée par le biais de nombreux acteurs. Certains pensent qu’elle pourrait être la fameuse île de Cerné décrite dans l’antiquité.

Désignée comme Amagdul , la bien gardée, par les berbères et premiers habitants, elle est le théâtre de nombreux échanges entre grecs, phéniciens, carthaginois dès le VI° avant JC. Les romains, qui l’appellent Tamusiga y créent une florissante exploitation de pourpre au 1° siècle avant JC, d’où vient la dénomination d’ Iles Purpuraires.

Porte entre l’Afrique et l’Occident, elle génère  un important trafic commercial, on la surnomme Port de Tombouctou .

Les Portugais y édifient Castello Real en 1506 et laissent de leur bref passage le nom de Mogdura, du saint local Sidi Magdoul , Mogador pour les français. Simple bourgade en 1628, mais stimulée par les activités de nombreux commerçants juifs, les « négociants du roi », elle devient Souira ou « petite forteresse » grâce au sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah qui fait appel à un architecte français Théodore Cornut pour édifier un port de commerce dès 1765.

Un heureux détournement de la lettre « S » en arabe, donne Essaouira qui signifie la bien dessinée.Fortement concurrencée par les ports de Tanger et Casablanca au moment du Protectorat, elle voit ses activités décliner mais reste le théâtre du « carrefour culturel et ethnique » dont l’a qualifiée un éminent sociologue français.

 

La Cathédrale

 

C’est bientôt Noél, fêté par les quelques 25000 catholiques étrangers résidents au Maroc, il est de circonstance, une fois n’est pas coutume, de parler de ce bel édifice situé place du Golan, Al Joulane, au centre de Rabat. On ne peut parler d’Art Deco, de Néo gothique, d’Orientalisme ou de quel que style que ce soit pour cette église dont la première pierre fut posée en 1919.


Ce qui est certain c’est que sa construction s’imposait, dans la ville nouvelle conçue par Lyautey dès le début du protectorat. Le Maréchal avait fourni en 1912, toutes bonnes raisons d’installer la résidence et les administrations à Rabat ; climat, ouverture sur l’océan, centralisation au sein du Maroc, sans enlever aux villes de Fès, Meknès, Marrakech la prédominance de villes religieuses

et impériales. Pour reve-nir à l’emplacement choisi pour édifier l’église, le lieu, selon certains histo-riens et urbanistes, a été sérieusement étudié pour occuper le point d’intersec-tion des deux principales artères Almohades. Les Français respectaient ainsi la coutume antique de placer les temples de prière mono-théistes, au centre des cités. Lyautey ne supporte pas le genre néo-mauresque, il fait ap-pel au discret urbaniste Borely qui, pour mettre en place une sorte de contrôle esthétique
légal, utilise toute une diaspora d’architectes de valeur,

dirigés par Prost. Adrien Laforgue, né en 1871 à Montevideo, ins-tallé au Maroc en 1913, en fait partie. Dans la nouvelle ville de Rabat, lui revient l’honneur d’avoir construit plusieurs immeubles dont, le palais de la Résidence, l‘hôtel des PTT, le centre TSF, l’Evêché de Rabat, la gare de Rabat-ville, la Conservation Foncière, le Palais de Justice …l’église, et bien d’autres bâtiments au Maroc. Pour bâtir ce qui deviendra la Cathédrale Saint-Pierre en 1955, par décret du Pape Pi xII ; A. Laforgue se fait conseiller par le père Apollinaire COLOMBIE qui, en 1913 était le premier curé de la Chapelle Notre Dame des Anges située à Derb Nakous, dans la médina de Marrakech. Les descendants d’entrepre neurs comme Raphael Cohen, Giliberto, Sburlatti, Simionesco revendiquent sur le web l’exé-cution des travaux de l’atypique cathédrale de Rabat. Sans être ces bâtisseurs de cathédrales de l’histoire, tous ont contribué à l’équilibre architectural du mo-nument qui fait partie intégrante de la capitale. Construite en moellons de Rabat, marbre de l’oued Akreuch, pierre des Zaers pour les colonnes, bois des fo-rêts d’Ifrane, pour la charpente
et le plafond, l’église Saint-Pierre fut inaugurée le 17 Novembre 1921. La représentation du chemin de croix (qui retrace le supplice du Christ), faite de mo-saïques de marbre d’Akreuch, a été terminée en 1924. L'année 1929 voit la mise en place de l’orgue et la transformation défi-nitive de la façade est achevée en 1937, avec le portail actuel et les deux tours qui ne sont pas sans rappeler celles de la Cathédrale de Dakar. Il aura fallu 18 ans pour donner à la bâtisse son as-pect définitif, siège de l’évêque. Monseigneur Vincent Landel, ac-tuel archevêque de Rabat, gère depuis l’an 2000, le diocèse de Rabat qui compte près de 22000 catholiques répartis dans tout le Maroc alors qu’ils étaient près de
360.000 en 1950. La grande ma-jorité est composée d’étudiants et diplomates venus d’Afrique subsaharienne. Près de 80% de cette communauté effectue un « turn-over » à peu près tous les 4 ans. Demeurent les descendants européens d’une époque révo-lue, mais aussi les représentants diplomatiques et les touristes pour fréquenter ce lieu saint, dont l’architecture intérieure reflète le calme, la paix et les bienfaits d’une coexistence religieuse pluri-centenaire au Maroc.

  

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