| Asiam Tél +212(0)537 565 630 |
| Brasserie du Diwan Tél +212(0)537 262 727 |
| Café Pouchkine Tél +212(0)537 701 848 |
| Le Weimar Tél +212(0)537 737 136 |
| Brasserie Golden Tél +212(0)537 237 400 |
| Brunch Sofitel Tél +212(0)537 675 656 |
| El Gaucho Tél +212(0)537 717 130 |
| La Veranda Tél +212(0)674 841 244 |
| Le Petit Beur Tél +212(0)537 731 322 |
| Le Ziryab Tél +212(0)537 733 636 |
| Picolo's Tél +212(0)537 707 965 |
| Tajine &Tanjia Tél +212(0)537 729 797 |
| Typotes Tél +212(0)537 737 136 |
| Yoka Sushi Tél +212(0)537 686 859 |




Reliure |
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C’est dans la reliure que les qualités du cuir ont été le mieux exploitées ; n’appelle - t’on pas maroquin, le beau cuir de chèvre ou de bouc, principalement utilisé pour les couvertures ? Les basanes ou peaux de mouton n’ont pas leur place ici. De tous les éléments nécessaires à la fabrication d’une belle reliure, le cuir est bien le seul qui provienne d’une tannerie locale, proche de Rabat. Les différents cartonnages et papiers utilisés, sont des produits importés et N. Doghmi se plaint amèrement d’une déperdition certaine de leur qualité. Puis nous parlons de reliures plein cuir, de dos et coins cuir, de demi-reliure et de plats (couvertures). De pages de garde aussi et différentes sortes de papier utilisées, avec des appellations surannées telles que nuageux pour les intérieurs, maître relieur, de qualité supérieure, de flammé ou de bigarré.
Que faire d’un livre sans nom ? Il lui faut bien un titre ? Ici intervient la dorure, autre facette du savoir-faire de Maître Doghmi, qui, à l’aide d’un composteur, de minuscules clavettes pour les différentes lettres et espaces, et d’un rouleau d’or fin, apporte la dernière touche au bel ouvrage, bien palpable, destiné à la postérité. |
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Mahlabats
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Dans beaucoup de foyers,
le petit déjeuner marocain
se compose encore
d’une soupe à base de céréales,
orge ou blé, de pain
traditionnel trempé dans de
l’huile d’olive ou d’argan,
de Jben, genre de fromage
frais aromatisé aux olives ou
à la menthe, le tout arrosé de
thé vert.
Cependant, Halib, Lben,
Zebda, Raïb, Jben et Smen
ne sont pas une litanie de
prénoms mais bien les noms
en arabe du lait, petit lait,
beurre, yaourt et fromage.
Dans les villes, tous les matins,
les laiteries ou Mahlabats,
distribuent à tour de bras les
raïbs parfois accompagnés
de Sakouk…(blé concassé
assaisonné de lben). A Rabat, dans le quartier
Hassan, la mahlabat de Ba
Larbi existe depuis les années
50. Les raïbs y sont si
réputés qu’on se déplace de
Casablanca pour les déguster.
Hassan le laitier y officie
depuis 35 ans et nous explique
gentiment comment il
traite près de 200 litres par
jour (le double en été) du lait
|
| After 5 Tél +212(0)524 473 349 |
| Au Bonheur des Dames Tél +212(0)524 475 968 |
| Beach & Friends Tél +212(0)524 445 58 |
| Casa Vera Tél +212(0)524 783 105 |
| Caverne d´Ali Baba Tél +212(0)524 475 354 |
| Côté Plage Tél +212(0)524 479 000 /80 |
| Dar Loubane Tél +212(0)524 476 296 |
| Elizir Tél +212(0)524 472 103 |
| Al Farachah Tél +212(0)668 164 087 |
| Le WOK Tél +212(0)651 113 390 |
| Les Italiens Tél +212(0)524 472 163 |
| KM 8 Tél +212(0)665 252 123 |
| La Decouverte Tél +212(0)524 473 158 |
| Le Patio Tél +212(0)524 474 166 |
| Caravane café Tél +212(0)524 783 111 |
| Le Sirocco Tél +212(0)524 472 396 |
| Taros Tél +212(0)524 476 407 |





S’il est un métier en voie
de disparition c’est bien
celui de relieur dont il faut
parler avant sa totale extinction.
L’âme de livres anciens,
délicatement enveloppée par
de nobles artisans, flotte encore
au-dessus de notre frénésie
de virtuel.
A la recherche d’un atelier de
reliure à Essaouira, c’est tout
naturellement vers Joseph,
seul libraire-antiquaire de
la ville que je suis allée aux
renseignements. Hélas, le
métier ici n’est plus représenté
et c’est à Rabat dans
le quartier Hassan que j’ai eu
la chance de discuter avec
Noureddine DOGHMI, fils
de Mohamed qui exerçait ce
beau métier dès 1925 dans
la médina, et dont une médaille
d’or datant de la foire
exposition de 1946 révèle
un passé glorieux. Elle trône
aujourd’hui dans l’atelier
encombré et poussiéreux
de la rue Soussa, ouvert
en 1958, où oeuvre encore
Noureddine en regrettant
le bon temps où administrations,
consulats, professeurs et collectionneurs fréquentaient
assidûment son magasin.
Ouvrages déshabillés,
reliures anciennes ou récentes
éparpillées, étagères
vides témoignent d’une activité
vouée à la disparition
alors qu’elle connut son
heure de gloire au Maroc
dès le VII° siècle.
Rien n’est plus simple que
de conserver et orner les
objets de notre affection. Si,
nostalgique d’objets rares,
sans pour autant ignorer internet
et ses facilités, vous
décidez de faire relier un livre
auquel vous tenez, ou un album
photos personnalisé,
sachez qu’il subira toutes
sortes d’opérations délicates
et minutieuses dont
la première est le débrochage,
puis l’entaillage du
dos afin de faire passer les fils reliant entre eux les cahiers,
(une certaine quantité
de feuilles), le tout à l’aide du
cousoir, espèce de cadre en
bois dont le fonctionnement
demeure pour moi un vrai
mystère. Le dos du livre ainsi
reconstitué sera recouvert
d’une première couche de papier,
genre kraft avant de recevoir
la reliure définitive. Les
peaux en cuir de différentes
couleurs, assouplies au préalable
dans une machine spéciale, sont fixées sur le cartonnage
avec une colle fabriquée directement dans l’atelier, à
base de farine, eau, colle à bois et une matière indéterminée
(oxyde de fer ?) pour éviter les moisissures. Pour finir, les
coins et les bords du livre reconstitué sont tamponnés avec
soin à l’aide d’un genre de pilon en cuivre.
frais collecté dans les fermes
des environs, et livré dès 6
heures du matin. Les bidons
de 30 litres sont chauffés au bain marie à 80 °, puis immergés
dans de l’eau froide
pour porter le lait à 45 °. Ces
opérations de pasteurisation
sont menées « à l’instinct »
du laitier, sans instruments
de température. Filtré dans
une mousseline, le lait est
ensuite conditionné dans
des sachets d’un litre pour
être livré en charrettes à
bras, aux épiceries, snacks, restaurants, collectivités et
familles. Une autre partie du
lait pasteurisé, entier et légèrement
sucré, est versé dans
des verres qui, recouverts
d’une bâche en plastique
durant 2 à 3 heures, selon la
saison, vont se transformer
en ces fameux raïbs (lait
caillé) ou yaourts.
Originaire de l’Asie centrale,
du Moyen-Orient et de l’Europe
de l’Est, le Lben est
issu du lait fermenté et sa
fabrication va de pair avec
celle du Zebda. Nous en suivons
la préparation dans un
autre local du quartier. Le lait
cru est versé dans un genre
de surpresseur électrique
en aluminium, qui sépare la
crème du lait. Ces derniers
mis en sachets, la ronde des
charrettes peut commencer
ses livraisons.
Une autre partie, repose
durant 24 heures avant
d’être barratée durant 45
minutes à l’aide d’un genre
d’hélice et donne le beurre
frais, zebda. (Environ 3kgs
de beurre pour 100 l. de lait).
De cette opération qui était
autrefois faite manuellement
dans une peau de chèvre,
reste le « petit lait » ou
Lben. Ses vertus compensent
largement son acidité.
Le dégraissage qu’il subit
lui conserve en effet toutes
les protéines et autres probiotiques
bénéfiques reconnues
dans les produits
laitiers, en supprimant les
intolérances.
Et le Smen? Cet ingrédient,
si particulier qu’il heurte parfois
les palais des non initiés,
est à tort comparé au beurre
rance. Il agrémente surtout
les couscous et autres
tagines familiaux et il est
principalement fabriqué par
les maîtresses de maison
qui se transmettent le procédé
de conservation depuis
des temps immémoriaux.
Trempé dans de l’eau salée
et aromatisée de thym, le
beurre frais est malaxé à plusieurs
reprises, il est conservé
sous forme de boulettes,
dans des pots opaques et
hermétiques et atteint sa
pleine saveur après 6 mois.
Le Jben, enfin, n’est pas
un fromage, mais plutôt un
lait coagulé à la présure et
consommé sans égouttage.
Il représentait la nourriture
principale des bergers et
n’était produit qu’au printemps,
lors de la lactation
des chèvres et brebis et la
floraison des chardons utilisés
pour coaguler le lait
dans des peaux de chèvre.
Bien égoutté, sa version
traditionnelle demeure une
spécialité du Nord du Maroc.
On le trouve dans les souks,
présenté dans des feuilles
de palmier, tout blanc, frais
et crémeux ou bien en ville
dans de petits paniers d’osier
en période de ramadan.